Une femme surveillante en détention hommes, ça se passe comment ?
Je suis une femme et on me dit souvent que je serai forcément affectée en détention hommes. Est-ce que c'est difficile ? Comment vous êtes perçues ?
Je travaille en détention hommes depuis cinq ans et ça se passe bien. Les premières semaines, on teste un peu votre posture, comme avec n'importe quel nouveau collègue. Ce qui compte, c'est d'être constante, juste et claire. Beaucoup de détenus me disent d'ailleurs que la présence de femmes apaise l'ambiance. Les fouilles sont réalisées par un agent du même sexe que la personne détenue, donc l'organisation du service en tient compte. Et surtout, l'équipe est là : je ne me suis jamais sentie seule. Si vous hésitez, venez en parler, on sera plusieurs à vous répondre.
Côté encadrement, on veille à ce que chacune trouve sa place, et je parle aussi en tant qu'ancienne surveillante. Le ministère est engagé sur l'égalité professionnelle : il a obtenu le label Alliance en 2022 et propose le dispositif Allodiscrim pour signaler toute discrimination ou violence sexiste et sexuelle. Ce n'est pas qu'un affichage : ce sont des outils qu'on connaît et qu'on utilise. Dans mon secteur, les équipes sont mixtes, et cette mixité est une force au quotidien.
Merci Aurélie et Sandrine pour ces témoignages. Pour celles qui hésitent encore : tous nos métiers pénitentiaires sont ouverts aux femmes, de surveillante jusqu'à la direction d'établissement, en passant par l'insertion et la probation, les ERIS ou la formation. Beaucoup de nos encadrantes ont commencé sur le terrain. Si vous voulez échanger directement avec des surveillantes, posez vos questions ici ou inscrivez-vous à notre prochain live : elles seront là pour vous répondre.
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